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Code Red (1981) : la série oubliée avec Lorne Greene

Par Christophe Orzechowski

 

Diffusée en 1981 sur ABC, "Code Red" est une série dramatique américaine consacrée au quotidien d'une caserne de pompiers de Los Angeles. Produite par Irwin Allen, maître des films-catastrophes et créateur de nombreuses séries à succès, elle réunit Lorne Greene, inoubliable Ben Cartwright de "Bonanza", dans le rôle du chef de bataillon Joe Rorchek. Entre interventions spectaculaires, valeurs familiales et messages de prévention, "Code Red" ambitionnait de renouveler les séries d'action consacrées aux secours. Pourquoi cette production n'a-t-elle pourtant connu qu'une seule saison ? Retour sur une série oubliée, mais importante dans l'histoire des fictions consacrées aux pompiers.

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Lorne Greene / Crédits photo : ABC Television - Columbia Pictures Television.

Code Red : une série de pompiers au cœur de Los Angeles

"Code Red" met en scène la famille Rorchek et l’équipe de pompiers du Los Angeles Fire Department (ou LAFD), plus précisément la Station 1. Ce dernier est un poste fictif sur le front de mer, avec camions, hélicoptère et bateau-pompe. Joe Rorchek (incarné par Lorne Greene) est le chef de bataillon. Un vétéran qui compte déjà 30 ans de service. Il représente ainsi une figure paternelle à la fois autoritaire et expérimentée. Joe a deux fils, Ted et Chris, qui ont suivi la voie de leur père et servent sous ses ordres.

A leurs côtés, on retrouve Haley Green, l’une des premières femmes pompiers du LAFD. Elle devra faire ses preuves au sein de la Station 1 afin de prouver à ses collègues masculins qu’elle a toute sa place parmi eux. Le traitement du personnage nous rappelle d’ailleurs cruellement que l’on est alors en 1981. La société devait encore progresser quant à la place des femmes, devant jouer des coudes pour s’imposer dans certaines professions. Enfin, on a aussi Danny Blake, un jeune garçon d’une dizaine d’années, qui rêve de rejoindre le métier. Danny se retrouve souvent mêlé aux incidents mis en scène dans la série, mais de façon involontaire.

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Andrew Stevens, Sam Jones, Lorne Greene et Martina Deignan / Crédits photo : ABC Television - Columbia Pictures Television.

Une série de pompiers entre action, drames familiaux et prévention

Chaque épisode mélange ainsi des passages obligés d’une série de ce type, tels des drames familiaux et des opérations de sauvetage spectaculaires. Joe ayant un passé d’enquêteur sur des incendies volontaires, il pourra y avoir, au détour d’un épisode, une enquête sur des incendies criminels. C’est peut-être au vu du téléfilm-pilote ouvrant la série, que celle-ci aurait dû finalement s’orienter.

Le ton de la série est donc familial. En effet, de nombreux épisodes s'achèvent par un message de prévention face aux incendies ou concernant les premiers secours. Un message adressé directement aux spectateurs. Si le pilote de la série était davantage orienté vers l’enquête criminelle, "Code Red" évolue ensuite vers un format plus familial. Comme pour appuyer cet aspect « famille traditionnelle », chaque épisode proposera une scène de repas en commun, tout comme le fera par exemple la série "Blue Bloods" bien des années plus tard.

Pour le reste, le manque de développement des personnages, quelque peu stéréotypés (fait commun à la majorité des séries des années 80), et des intrigues peu élaborées, font que "Code Red" propose un spectacle, certes sympathique, mais sans éclat ni ambition particulière. On reconnaît malheureusement, ici, la «patte» particulière des productions d’Irwin Allen. Celui qui était le spécialiste des films-catastrophes pour le grand écran et des séries à concept pour la télévision. Des séries dans lesquelles les personnages n’évoluent pas, avec une personnalité peu développée, et ou ce qui compte est la situation problématique du nouvel épisode. "Code Red" fut d’ailleurs sa dernière série produite pour le petit écran.

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Lorne Greene / Crédits photo : ABC Television - Columbia Pictures Television.

Lorne Greene, le véritable pilier de Code Red

Un nouveau rôle de patriarche après Bonanza

"Code Red" aura permis de retrouver une nouvelle fois à l’écran la figure rassurante de Lorne Greene. Greene, solide comédien de télévision, fut souvent choisi pour des rôles de patriarche bienveillant. Un chef de clan qui commande et que l’on respecte à cause de son expérience, de sa voix grave et de l’autorité naturelle qu’il dégage.

Dans "Bonanza", Lorne Greene incarnait Ben Cartwright, un rancher veuf, capable de faire preuve d’une certaine sagesse, mais aussi de fermeté ou de bienveillance, qui élève ses trois fils sur le ranch Ponderosa. C’est ce rôle qui l’a rendu iconique pendant 14 saisons (1959/1973). Dans "Battlestar Galactica", Greene était le Commandeur Adama, le leader de la flotte survivante, figure morale et protectrice dans un univers de science-Fiction cette fois. En somme, une véritable continuité dans une très longue carrière télévisuelle.

Lorne Greene s’est-il lassé de cet archétype toujours incarné ? Il faut croire que non. Greene semblait plutôt à l’aise avec cette image. Selon ses dires, il s’était notamment inspiré de son propre père (un cordonnier d’Ottawa) pour construire le personnage de Ben Cartwright, en insistant pour en faire un homme bon, fort et respecté plutôt qu’un patriarche rigide et biblique. Selon lui, le succès du personnage de Ben venait du besoin du public d’avoir une figure paternelle incarnant une certaine stabilité. Le public aimait apparemment le voir incarner cet archétype, le retrouver semaine après semaine, année après année, veiller sur ses enfants et ses hommes.

Pourquoi Lorne Greene excellait dans ce type de rôle ?

Après "Bonanza", Greene, aura bien essayé de se diversifier, en acceptant des rôles plus variés, comme dans "Griff", où il incarnait par exemple un détective privé (seul le téléfilm-pilote a été diffusé en France sous le titre "La poursuite sans nom"). Mais il revenait souvent à ce registre qui lui allait au final comme un gant et qui plaisait aux producteurs comme au public. Sa voix profonde, et son charisme naturel, le prédestinaient à ces rôles d’autorité bienveillante, associés à une certaine probité morale.

Lorne Greene n’aura, au passage, jamais exprimé publiquement de lassitude quant au fait d’incarner de tels personnages, et de construire une confortable carrière ainsi. Bien au contraire, il continuait à accepter ces rôles dans les années 1980, même si "Code Red" était une série plus modeste. Un choix d’autant plus logique pour lui, puisqu’il lui constituait un gage de confort financier et de travail régulier, après le gigantesque succès de "Bonanza".

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La famille Rorcheck / Crédits photo : ABC Television - Columbia Pictures Television.

Danny Blake : le jeune héros imaginé pour séduire le public familial

Le personnage de Danny Blake, un jeune garçon, va être un élément de plus allant dans le sens d’un divertissement familial. Il permettra donc d’attirer un jeune public et sera souvent mis en scène dans des actions héroïques, parvenant, malgré son jeune âge, à sauver des vies, en prévenant les secours ou en agissant de lui-même.

Les premiers épisodes montrent ainsi le jeune Danny qui fait ses premières armes dans la future profession de sapeur-pompier, avec la supervision bienveillante des autres pompiers de la caserne. La tête de Danny, au passage, rappellera quelques souvenirs aux téléspectateurs les plus âgés : il est incarné par Adam Rich, qui fut précédemment Nicholas Bradford, le plus jeune des nombreux enfants de la famille de "Huit, Ca Suffit".

Le fait de mettre en scène, comme élément de continuité d’un épisode à l’autre, le parcours d’un jeune garçon se retrouvera dans une autre série centrée sur des sauveteurs disposant de nombreux véhicules d’intervention : la trop souvent moquée "Alerte à Malibu". Dans cette autre série, c’est Hobie Buchannon, le fils de Mitch, qui apprendra à devenir sauveteur en mer. Dans les deux séries, les scenarii seront souvent le prétexte à une situation de sauvetage finale, point d’orgue de l’épisode. Sauf que "Alerte à Malibu" aura pour elle un côté très sexy, qui lui a permis d’acquérir une très grande popularité et un très grand succès. Tout l'opposé évidemment de "Code Red".

À côté de Danny, qui bénéficie d’un certain temps d’écran, les autres personnages ont du mal à exister et à avoir l’opportunité d’être développés. Voilà ce que l’on pourra déplorer : une série plus centrée sur les tensions entre les pompiers adultes, les relations père-fils professionnelles, ou l’intégration de Haley aurait pu être plus intéressante. Si le jeune public a l’opportunité d’accompagner un personnage de leur âge dans un univers fascinant, un public plus adulte s’y retrouve malheureusement moins. C’est peut-être l’un des éléments qui aura finalement pénalisé "Code Red". A travers le personnage de Danny, le côté éducatif de la série, concernant la prévention des incendies, est préservé. Mais les intrigues, ayant à cœur d’exploiter le personnage, sont souvent légères et trop prévisibles.

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Martina Deignan, Andrew Stevens et Sam Jones / Crédits photo : ABC Television - Columbia Pictures Television.

Les principaux acteurs de Code Red

Au casting régulier de la série, on retrouve également d’autres comédiens, en plus de Lorne Greene et Adam Rich :

– Andrew Stevens, qui joue Ted Rorchek, va devenir un pilier de l’industrie hollywoodienne. En plus de poursuivre sa carrière d’acteur, Stevens va devenir scénariste, réalisateur et producteur. Il travaillera essentiellement pour la télévision. Il se fera notamment remarquer, dans les années 90, en contribuant, pour le petit écran, à bon nombre de thrillers érotiques.

– Sam J. Jones est choisi pour jouer Chris Rorchek. Cet acteur, c'est une « gueule » qui fait qu'il est assez vite identifiable à son visage. Il sera notamment l’un des acteurs principaux, quelques années plus tard, de la série "Police 2000". Sam J. Jones fut également l’interprète de Flash Gordon dans l’adaptation cinématographique très kitsch réalisé par Mike Hodges en 1980.

– Pour jouer Haley Green, c’est la comédienne Martina Deignan que l’on retrouve. Celle dernière fera peu de choses ensuite au point d'abandonner rapidement le métier d’actrice.

– Enfin, dans le rôle d’Ann Rorchek, la femme de Joe, on retrouve Julie Adams. Une actrice à la carrière impressionnante, apparue dans de nombreux films, surtout des westerns, puis poursuivant sa carrière à la télévision, avec des apparitions dans de nombreuses séries à partir des années 60 et 70.

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Sam Jones, Lorne Greene et Andrew Stevens / Crédits photo : ABC Television - Columbia Pictures Television.

Une construction classique héritée des séries d'action des années 1980

"Code Red" utilise les bonnes vieilles recettes des séries mettant en scène des pompiers, sauveteurs, ou autres corps de métier destinés à sauver des vies et confrontés à de nombreux accidents. Plusieurs scènes d’action ont lieu au cours des différents épisodes. Elles sont destinées à montrer des engins motorisés particulièrement bien mis en avant. La caserne de pompiers de la série fait partir, quand le signal est donné, des camions de pompiers, mais aussi des voitures et un hélicoptère, vendant ainsi la promesse d’une action spectaculaire. Une promesse rarement tenue. Les sinistres combattus n’étant jamais aussi dramatiques que l’on pouvait le craindre, budget de série télévisée oblige.

Toutes ces mécaniques des séries de sauveteurs seront reprises à l’envi, sur le même principe, dans "New York 911", "Trauma Center" ou encore "Alerte à Malibu", pour citer des séries quelque peu anciennes, mais aussi les plus récentes telles "Chicago Fire" et "9-1-1". "Code Red" constitue indéniablement une sorte d’ancêtre à ces séries plus modernes, construites autour de sauveteurs du quotidien, confrontés à de nombreuses catastrophes, toujours plus spectaculaires.

Sauf que "Code Red" est une série qui est le reflet de son époque, avec peu de conflits internes au sein de la famille Rorchek. Les relations entre les personnages sont très lissées, il n’y a pas de véritables querelles à la différence des soaps comme "Dallas" et "Dynastie", reposant d’abord et avant tout sur ces mécaniques narratives. Il s’agit, à l’époque, de montrer des héros positifs, des familles unies, des collègues qui s’entraident. Ce qui donne au final une série qui, au niveau de ses intrigues, comme du spectacle proposé, manque cruellement d’audace, malheureusement, pour se montrer véritablement marquante.

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Andrew Stevens, Sam Jones, Lorne Greene et Martina Deignan / Crédits photo : ABC Television - Columbia Pictures Television.

Laurence Heath face aux limites du concept de Code Red

Laurence Heath, le créateur de "Code Red", est à l’époque un solide professionnel de la télévision, particulièrement reconnu pour son travail sur "Mission: Impossible" (série pour laquelle il a écrit et produit de nombreux épisodes complexes, avec des intrigues très élaborées). Il avait aussi œuvré sur de nombreuses programmes populaires tels "Bonanza", "Le Magicien", "Dynastie" et "Arabesque". Heath était un scénariste fiable, capable de livrer du travail propre et efficace. Toutefois, "Code Red" n’était probablement pas le terrain idéal pour montrer ce dont il était capable. La série était très encadrée par le format familial imposé par ABC, qui visait un public jeune, et la case-horaire du dimanche soir.

Autre contrainte, le fait de devoir adapter son écriture à la patte «catastrophe» d’Irwin Allen, pour un programme pouvant se résumer grossièrement à « Bonanza chez les pompiers ». Même un bon scénariste aurait du mal à briller quand la formule est aussi «verrouillée» et prudente. Précautionneuse dans le sens où, devant plaire à un large public, la marge de manœuvre était très faible pour sortir des sentiers battus et prendre des risques dans l’écriture.

Ce fut d’ailleurs, si on peut se permettre cette remarque, un peu le paradoxe de certaines des séries des années 80 : des gens talentueux aux commandes, à l’écriture, mais pour un résultat qui reste malheureusement très «moyen». Ceci s’expliquant en grande partie parce que les networks américains voulaient des programmes sans grande surprise justement. Et sans réelle prise de risque. Ce qui conduisit à des programmes à l’écriture assez prévisible.

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Lorne Greene et Julie Adams / Crédits photo : ABC Television - Columbia Pictures Television.

Pourquoi Code Red n'a duré qu'une seule saison ?

19 épisodes au total lors de sa diffusion originale. Voilà qui est bien pour une production de cette ambition. C’est que le public était sans doute mitigé face au spectacle proposé. "Code Red" n’aura pas réussi à s’imposer face à la concurrence dont notamment le magazine "60 Minutes", programmé par CBS, un «mastodonte» du dimanche soir dédié à l'actualité.

"Code Red" fut donc perçue comme un divertissement familial correct, avec de bonnes scènes d’action, mais sans avoir les moyens de devenir un succès non plus. Si la série a pu être appréciée d’une partie du public pour son côté héroïque et les valeurs familiales qu’elle transmettait, elle a souffert du fait de proposer des histoires très conventionnelles. Des intrigues qui donnaient trop de place au personnage du jeune Adam Rich, dans certains épisodes, ce qui pouvait se révéler agaçant, et diviser le public.

Du côté de la presse critique de l’époque, l’accueil fut tout aussi tiède et mitigé. Il était en effet difficile de retrouver à l’écran l’énergie et le spectacle promis par le nom d’Irwin Allen au générique. Vu le sujet de la série, il y avait peut-être une sorte de «tromperie sur la marchandise» ou, en tout cas, une série ne correspondant pas exactement aux attentes du public. Le manque d’originalité de ses intrigues, trop convenues, d’ambition visuelle pour les interventions, et ses personnages quelques peu stéréotypés, contribuèrent à pénaliser "Code Red". Celle-ci en resta au stade de simple divertissement du dimanche soir sans le petit supplément d’âme ou d’originalité, qui auraient pu en faire une série autrement plus marquante.

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Sam Jones / Crédits photo : ABC Television - Columbia Pictures Television.

L'héritage de Code Red dans les séries consacrées aux pompiers

"Code Red" sera annulée au terme d'une unique saison, ce qui était malheureusement souvent le cas pour les séries ABC de l’époque, qui avaient parfois bien du mal à trouver leur public rapidement. Néanmoins, elle fut l’une des premières séries, avec la bien plus impactante série "Emergency !" (1972), à imposer des pompiers comme héros d’une série dramatique, et a bénéficié malgré tout d’une seconde vie en rediffusion (grâce à USA Network dans les années 80). La série reste donc appréciée aujourd’hui par une frange minoritaire de sériephiles appréciant les séries classiques des années 80, fans de de Lorne Greene ou d’Irwin Allen.

"Code Red" est, désormais, à voir et à considérer comme une sympathique curiosité, une série oubliée de beaucoup, avec de belles scènes d’incendies et de sauvetage. Ajoutons également qu’elle constitue, d’une certaine manière, une sorte de maillon intermédiaire dans les séries de genre, avant l’avènement de "New York 911", "Chicago Fire" ou "9-1-1", qui seront, elles, bien plus ambitieuses, réussies (en terme d’écriture et de mise en scène), populaires et appréciées. "Code Red", c'est au fond le témoignage d’une décennie durant laquelle les séries dramatiques de ce style avaient du mal à s’imposer, face aux sitcoms, aux soaps comme "Dallas" ou "Dynastie", ou aux séries policières telles que "Magnum" ou "Capitaine Furillo", qui dominaient le paysage audio-visuel américain des fins de soirées.

Les années 80, ne l’oublions pas, étaient pour les États-Unis marquées par l’optimisme reaganien, l’individualisme, la consommation et l’évasion. C’était donc une époque durant laquelle les drames «réalistes», mettant en scène des figures héroïques du quotidien, sur des travailleurs en uniforme, attiraient moins que lors de la période précédente, celle durant laquelle "Emergency !" avait dominé le genre, et aussi contribué à un vrai succès populaire autour de la description des unités de secours, ne pouvant que faire de l’ombre aux séries suivantes.

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Andrew Stevens / Crédits photo : ABC Television - Columbia Pictures Television.

Faut-il donc découvrir la série Code Red ?

Malgré son unique saison, "Code Red" occupe finalement une place singulière dans l'histoire des séries télévisées américaines. Produite par Irwin Allen et portée par la présence rassurante de Lorne Greene, elle témoigne de la volonté des chaînes américaines de proposer un divertissement familial centré sur les héros du quotidien. Si ses intrigues restent parfois conventionnelles, la série annonce, à sa manière, les futures fictions consacrées aux secours comme "New York 911", "Chicago Fire" ou "9-1-1". Aujourd'hui encore, "Code Red" demeure une curiosité appréciée des amateurs de séries classiques des années 1980, des admirateurs de Lorne Greene et des passionnés de l'œuvre d'Irwin Allen.

Signalons enfin, pour les plus curieux, qui voudraient visionner quelques épisodes de la série, que plusieurs épisodes de celle-ci sont trouvables sur Youtube, uniquement en version originale.

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