Par Christophe Orzechowski
"Batman" est une série d’action-aventures en 3 saisons et 120 épisodes, produite et diffusée, aux États-Unis, de janvier 1966 à mars 1968, sur la chaîne ABC. Elle fut produite par William Dozier et Greenway Productions, en association avec 20th Century Fox Television. Parmi les nombreux scénaristes contribuant à la série, on peut noter la présence de Stanley Ralph Ross, qui créera par la suite une autre série liée à l’univers des Super-Héros, "Wonder Woman", en 1975.

Introduction à l'univers de Batman
Gotham City. Une ville typique de celles de la Côte Est américaine. Sauf que dans cette ville, la criminalité est anormalement présente. Gotham est en effet régulièrement sous le joug de voleurs et de bandits qui ne manquent pas d’élaborer des plans diaboliques pour mener à bien leurs desseins. Heureusement, le Commissaire Gordon et le Chef O’Hara, quelque peu démunis et impuissants face à ces redoutables criminels, peuvent compter sur l’aide du justicier masqué Batman et de son jeune apprenti Robin, le « Boy Wonder ».
Ils ignorent que Batman n’est autre que leur ami le milliardaire Bruce Wayne, qui a adopté Richard ‘Dick’ Grayson, malheureusement orphelin. Tous deux, grâce à leur intelligence, leurs nombreux gadgets et leur entraînement physique, parviennent régulièrement à mettre en échec les criminels, à déjouer les crimes de nombreux super-vilains haut-en-couleur.

Pourquoi choisir Batman ?
Au milieu des années 1960, la chaîne américaine ABC se retrouve quelque peu en difficulté : ses audiences sont à l’époque en chute libre face à ses concurrentes que sont CBS et NBC. Le réseau cherche alors désespérément un « hit », une série apportant sur son antenne un vent de fraîcheur pour la nouvelle saison 1965/1966. ABC envisage dans un premier temps d’adapter d’autres personnages de comics, tels que Superman ou Dick Tracy, mais les droits ne sont pas disponibles. En revanche, ceux d’un autre célèbre personnage de comics, Batman, le sont. De surcroît, à un très bas prix (environ 7 000 dollars), car les ventes des comics DC étaient en baisse à l’époque.
Ce qui va attirer l’attention d’ABC sur le personnage est le fait qu’en 1965, la ressortie en salles du serial "Batman" de 1943 (sous le titre original "An Evening with Batman and Robin") avait connu un énorme succès, notamment lors d’une projection chez Hugh Hefner, le célèbre créateur du magazine « Playboy ». Yale Udoff, un cadre d’ABC fan de Batman, a même poussé l’idée d’une série prime-time dans le style des "Agents Très Spéciaux". ABC contacte alors DC Comics, qui accepte de leur vendre les droits du personnage et va ensuite confier la production à 20th Century Fox Television. Celle-ci prend langue avec William Dozier et sa société Greenway Productions, afin de les aider à monter le projet. Mais ABC et 20th Century Fox ne sont pas au bout de leurs surprises…

William Dozier : l’homme qui a tout changé dans Batman
Lorsqu’il est approché par ABC en 1965, William Dozier est un producteur expérimenté, mais qui, malheureusement, n’avait jamais lu un seul comic-book de sa vie. Il accepte quand même le projet d’une série "Batman", mais sans savoir grand-chose du personnage. Pour se documenter, il achète une douzaine de vieux numéros à l’aéroport, et notamment le Giant Batman Annual de 1965 et Batman #171. Sa réaction est immédiate : « J’ai lu tout ça et je me suis dit qu’ils étaient fous. C’était tellement juvénile… L’idée toute simple qui m’est venue, c’était de tout exagérer. Si on exagérait, ça deviendrait drôle pour les adultes tout en restant stimulant pour les enfants. Il fallait plaire aux deux niveaux pour avoir une chance. »
Dozier décide alors de transformer le projet en comédie pop-art camp. Inspiré par l’art pop de Roy Lichtenstein et l’essai de Susan Sontag sur le « camp », il va faire de "Batman" une série particulièrement lumineuse et enjouée, colorée, au ton amusé. À des années-lumière de celui sombre et sinistre que proposeront certaines histoires par la suite, ainsi que d’autres adaptations, comme la très gothique vision de Tim Burton en 1989, ou la très sérieuse et réaliste version de Christopher Nolan dans la trilogie "The Dark Knight".
Si les principaux comédiens, en particulier Adam West, jouent leurs scènes au premier degré, les aventures dépeintes dans la série ne le sont pas vraiment et font la preuve d’un certain excès. Les comédiens incarnant les super-vilains adversaires de Batman surjouent, cabotinent. De grands acteurs établis vont d’ailleurs se prêter de bonne grâce à l’exercice tel Cesar Romero ou encore Victor Buono. La Batmobile, pleine de gadgets, superbe visuellement, est loin d’être particulièrement discrète. Un autre exemple de ce manque de discrétion se remarque dans l’épisode-pilote « Le Prince des énigmes ». Batman y enquête sur le Sphinx. Il se rend alors dans un bar-club, expliquant à un serveur qu’il souhaite rester discret, avant d’effectuer une danse devenue mythique, le Batusi !
ABC et 20th Century Fox Television n’avaient pas demandé ça au départ, car ils s’attendaient à une série, certes divertissante, mais avec une atmosphère restant quelque peu sérieuse. Personne n’imaginait encore le ton très « camp », exagéré, fun et décomplexé, que prendrait la série. Il s'avère que William Dozier a son idée de ce que doit être la série et il tient bon. Dozier est alors convaincu que c’est la seule façon de faire fonctionner le concept finalement en ne le prenant pas si au sérieux que cela.

La production de la série Batman
Au départ, Dozier prévoyait de tourner d’abord un film, pour présenter les personnages et recycler les effets les plus coûteux (tels que la Batmobile, le Batcopter, l’imposant décor de la Batcave, etc.), puis la série à l’automne 1966. Toutefois, ABC, pressée par ses mauvais résultats, décide alors de lancer la série sans attendre à la mi-saison, dès janvier 1966. Malheureusement, seule une case-horaire d’une demi-heure est disponible. Le format des épisodes passe pour cette raison de 1 heure, à deux épisodes de 30 minutes par soir (le mercredi et le jeudi soir), avec un cliffhanger, à la manière des serials d’autrefois, mettant systématiquement en péril la vie des héros.
Une voix-off accompagne les dernières minutes de la première partie, dramatisant les événements, et invitant les téléspectateurs à venir voir au même horaire sa résolution : « Same Bat-Time, same Bat-channel », en version originale – que l’on peut traduire par « au même Bat-horaire, sur la même Bat-chaîne » – un gimmick devenu iconique pour de nombreux Américains, spectateurs de la première heure.
L’épisode-pilote, « Le Prince des énigmes », est ainsi tourné. Adam West et Burt Ward sont choisis respectivement pour les personnages de Batman et Robin respectivement. La série démarre le 12 janvier 1966 sur ABC. Contre toute attente, elle devient un phénomène immédiat. Elle entre directement dans le Top 10 des meilleures audiences télévisuelles. Ainsi, on estime à 30 millions le nombre de spectateurs par épisode.
Batman" propose un spectacle que toute la famille, réunie devant le petit écran, peut apprécier. Si les enfants suivent les aventures colorées et remuantes de Batman et son jeune acolyte Robin au premier degré, les parents et adultes s’amusent de son ton extravagant et décalé, ne se prenant pas toujours au sérieux.

Batman, un lancement tonitruant !
"Batman" est si populaire à l’époque qu’elle déclenche une véritable « Batmania ». C’est un succès immédiat et phénoménal, car environ 25 à 30% des foyers américains regardent la saison 1 de la série. A la fin de la première saison, l’épisode diffusé le jeudi termine cinquième au classement annuel Nielsen avec environ 14,5 millions de téléspectateurs. L’épisode du mercredi, lui, termine dixième avec environ 13,3 millions. Le personnage de Batman devient donc extrêmement populaire auprès de plusieurs générations.
La Batmania touche tous les âges : enfants comme adultes. Le Merchandising autour de la série (les jouets, les costumes, les disques, et même les céréales !) explose. "Batman" dispose d’une énorme couverture médiatique, faisant la une de couvertures de magazines comme « Life ». L’éditeur de bandes dessinées américaines, DC Comics, se frotte les mains : le succès de la série impacte les ventes de comics et ceux de Batman remontent en flèche.
Le public découvre ainsi une sympathique « Bat-family », Bruce Wayne/Batman et Dick Grayson/Robin étant entourés d’autres personnages. Le Commissaire Gordon (Neil Hamilton), responsable de la police de Gotham, toujours accompagné du Chef O’Hara (Stafford Repp), appellent grâce à leur Batphone le célèbre duo à la moindre série de cambriolages ou d’enlèvements. Toute la ville de Gotham connaît et admire Batman et Robin. Au point qu’on peut se demander s’il y a réellement une police à Gotham, et à quoi elle peut bien servir. Gordon et O’Hara fréquentent régulièrement Bruce Wayne et Dick Grayson, mais sont incapables de faire le rapprochement entre les deux binômes.
Au manoir Wayne, le fidèle et dévoué majordome Alfred Pennyworth (Alan Napier), qui décroche d’ailleurs parfois le Batphone, sans que le Commissaire Gordon ne s’en étonne, épaule efficacement Batman et Robin. Bruce Wayne et Dick Grayson vivent en compagnie de Tante Harriet (Madge Blake), une gentille vieille dame très naïve, voire crédule, et qui est prête à croire toutes les excuses les plus extravagantes, inventées par Alfred, pour justifier l’absence de Bruce et Dick.

Des vilains toujours plus fous et colorés dans la série Batman
Années 1960 oblige, la série ne va mettre en scène, face au « Dynamic Duo », que des vilains à visage humain, sans super-pouvoirs particuliers. Ce sont, en général, des personnages quelque peu excentriques, ayant choisi une thématique pour leur gang : parfois une belle jeune femme à leurs côtés, qui pourra jouer de ses charmes, et deux ou trois hommes de main. Leurs méfaits se réduiront souvent à des vols ou des cambriolages. Certains de ces méchants de service seront repris des Comics existants alors que d’autres seront imaginés spécialement pour les besoins de la série. Ceci permettra à de grands noms d’Hollywood d’apparaître dans la série avec des rôles créés sur mesure.
Le divertissement proposé par la série offre un spectacle totalement aseptisé, répondant à un cahier des charges très précis, et pouvant être regardé par des spectateurs de tous âges. Ainsi, les criminels et autres affreux de la série n’utiliseront jamais d’armes à feu, mais des dispositifs émettant du gaz aux différents effets, ou leurs simples poings. De la même manière, lorsqu’ils parviendront à capturer Batman et Robin, ils trouveront toujours un moyen farfelu de les condamner à mort, ce qui leur laissera le temps aux justiciers de s’en sortir. Alors qu’on aurait pu simplement les éliminer, une fois capturés.
Chaque épisode du jeudi soir, conclue l’histoire avec une impressionnante bagarre finale, digne de celles des "Mystères de l’Ouest" ou de "Chapeau Melon et Bottes de Cuir", bien que moins brutales et violentes néanmoins. En effet, les coups de poing fusent, accompagnés d’onomatopées apparaissant à l’écran, ponctuant l’action de « BIM ! », « SPLASH ! » ou « BANG ! ». La série prend ainsi des allures de bande dessinée live.
Concernant les acteurs invités, plusieurs d'entre eux vont marquer de leur empreinte la plupart des adversaires de Batman. Frank Gorshin et Meredith Burgess vont incarner respectivement le Sphinx et le Pingouin, tandis que le comédien d’origine italienne Cesar Romero prêtera ses traits au délirant Joker. Le public masculin en particulier se ravit de pouvoir admirer les courbes gracieuses de Julie Newmar, lors des saisons 1 et 2, puis celles d'Eartha Kitt en saison 3. Toutes deux enfilent des juste-au-corps moulants qui sont celui du personnage de Catwoman.
Ces vilains, particulièrement populaires, reviendront fréquemment dans la série. Ils apparaîtront également dans le film "Batman : The Movie" en 1966 (même si Catwoman y sera alors interprétée par Lee Merriwether, Julie Newmar étant indisponible). D’autres méchants notables furent créés pour la série, comme le Roi Tut, incarné par Victor Buono (qui fut notamment le Comte Manzeppi des "Mystères de l’Ouest"), ou Egghead, interprété par Vincent Price.

Un net essoufflement dès la saison 2 (septembre 1966–mars 1967)
Dès l’été 1966, la série bénéficie de rediffusions. Mais les audiences chutent fortement. Lorsque "Batman" revient avec des épisodes inédits en septembre 1966, pour sa saison 2, la série sort complètement du Top 30 Nielsen national, soit le classement des audiences des programmes télévisées. Les audiences baissent alors progressivement, perdant aux alentours de 20 à 40% de spectateurs, par rapport au pic de la saison 1. Le vent de nouveauté et de fraîcheur qu’apportait la série s’est rapidement estompé. Un succès foudroyant, accompagné d’un essoufflement tout aussi rapide.
Quant aux autres chaînes concurrentes que sont CBS et NBC, elles résistent tout de même, offrant une concurrence plus forte pour cette saison 2, cette fois préparées à affronter la série. Malgré tout, la saison 2 continue tout de même de rester rentable, grâce au merchandising l’accompagnant, et à la grande notoriété de Batman (le personnage cette fois), ainsi qu’au film "Batman : The Movie", sorti en juillet 1966, qui aura un peu prolongé l’euphorie.

La saison 3 (septembre 1967–mars 1968) : un net déclin, et une annulation logique
Malheureusement pour ABC, lorsque la série revient à l’antenne pour sa troisième saison, en septembre 1967, les audiences sont encore plus basses. On estime celles-ci autour de 30 à 50% en dessous du pic initial. La série est désormais très loin des premières places du classement. ABC, qui est bien consciente de la situation, tente de lui apporter plusieurs changements notables.
La série ne propose plus alors qu’un seul épisode par semaine, le jeudi soir. Un nouveau personnage est introduit, celui de Barbara Gordon, la fille du commissaire, qui va épauler le « Dynamic Duo » sous l’identité secrète de Batgirl (incarnée par la jolie Yvonne Craig), sans que son père ne se doute de quoi que ce soit. ABC prévoyait dans un premier temps de créer une série dérivée lui étant entièrement consacrée, avant de se raviser et de l’intégrer à la série, afin d’en relancer l’intérêt, et attirer un public plus féminin. Enfin, on met un terme aux cliffhangers systématiques : chaque épisode proposera une histoire plus autonome. Même si parfois, on trouvera encore dans cette dernière saison de la série des histoires sur plusieurs épisodes de temps en temps.
Pourtant, cela ne suffit pas. La Batmania est terminée, le public s’est lassé du ton exagéré, des gadgets absurdes et de la formule répétitive de la série. ABC décide finalement d’annuler la série en février/mars 1968. Le dernier épisode sera proposé fin mars 1968. NBC, se serait tout de même intéressée à la série, et était prête à la racheter pour une saison 4, pensant qu’elle avait encore malgré tout du potentiel. Toutefois, ABC avait déjà détruit les principaux décors, comme celui de la Batcave, par exemple. Si NBC pensait pouvoir récupérer la série, c’est qu’elle trouvait alors intéressant de pouvoir économiser sur plusieurs aspects, dont les décors justement. Refusant de payer pour les reconstruire, la série "Batman" s’arrêta donc là. Par contre, si le succès de la série fut finalement de courte durée, elle reste un immense succès de la pop-culture. Son impact reste particulièrement important, et durable — il a sauvé Batman comme icône pop, popularisé le camp, et influencé toute la pop culture super-héros par la suite.

La diffusion de Batman en France
En France, la série arrive en avec environ un an de retard par rapport à sa création aux États-Unis. Elle est diffusée pour la première fois le 29 avril 1967 sur la deuxième chaîne de l’ORTF dans l'émission "Les Sept Portes" créée par Guy Lux. La version française propose des voix devenues iconiques. En effet, Batman est doublé par Jean-Claude Michel et Robin par Jacques Thébault. Quant aux méchants tels le Joker par Roger Carel ou Jacques Dynam pour d’autres. Par la suite, la série disparaîtra complètement des écrans français. L'accueil réservé à l'époque aura été calamiteux. La consultation du dossier que nous avons consacré à l'émission "Les Sept Portes" vous permettra assurément de bien le mesurer.
"Batman" a connu ensuite plusieurs cycles de rediffusions qui ont marqué différentes générations : dans les années 1970-1980, elle connaît quelques passages sporadiques sur la chaîne FR3. Mais c’est surtout Canal+ qui relance vraiment la Batmania française dans les années 80. Car en 1984, Canal+ (alors toute jeune) diffuse une grande partie de la série en rediffusion, souvent en crypté ou en clair selon les périodes. C’est là que beaucoup de Français découvrent (ou redécouvrent) l’intégralité, y compris les saisons 2 et 3 qui n’avaient pas été montrées en 1967. Canal+ la programme en après-midi ou en soirée, avec le film de 1966 en bonus.
Dans les années 1990-2000, la série est Rediffusée sur France 3 (ex-FR3), parfois dans des cases « nostalgie » ou jeunesse le week-end. Des extraits, ou épisodes isolés, passent aussi sur des chaînes du câble ou du satellite. Contrairement aux États-Unis où l’essoufflement est rapide, en France, la découverte progressive (d’abord partielle en 1967, puis complète dans les années1980) fait que le statut de « série-culte » s’installe sur plusieurs décennies. Beaucoup de Français de 40-60 ans, aujourd’hui, citent la série comme leur premier contact avec le personnage de Batman.
Batman, un grand succès de la Pop-culture
"Batman" sera ainsi revisitée à plusieurs occasions. Tout d'abord en 2016 sous la forme de films animés, "Batman: Return of the Caped Crusaders". Un hommage direct sorti à l’occasion des cinquante ans de la série. Adam West, Burt Ward et Yvonne Craig doublent eux-mêmes leurs personnages en version originale. Ensuite, ce premier film est suivi en 2017 de "Batman vs. Two-Face". On remarquera alors un choix intéressant pour le vilain de service. En effet, Double-Face n’était jamais apparu dans la série d’origine. Adam West et Burt Ward sont encore de la partie et William Shatner, le célèbre Capitaine James T. Kirk de "Star Trek", se prête à l’exercice pour le personnage d’Harvey Dent/Double-Face.
On retrouve dans ces deux films animés tout ce qui faisait le charme de la série originale, à savoir les illustrations sonores et visuelles, les gadgets ridicules et l’humour second degré. Des comics édités par DC, de 2013 à 2016, proposeront ensuite d’autres aventures dans un style censé lui aussi rappeler la série des années 1960.
Si le succès de la série, comme on a pu le démontré, fut de courte durée à l’époque, elle reste un monument de la pop-culture. Son impact sur celle-ci demeure incontestable. Quant à la série "Batman", elle aura sauvé Batman en tant que personnage et aura popularisé le style artistique « camp » fait d’outrances et de démesures. Elle aura également sensibilisé le grand public à l’univers des super-héros et à leurs aventures, permettant à plusieurs séries pouvant se revendiquer du genre d’être ultérieurement produites notamment au cours de la décennie suivante.
