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L’homme d’Amsterdam (1976) : La série policière avec Pierre Vaneck

Par Christophe Dordain

 

La série "L'Homme d'Amsterdam" met donc en vedette Pierre Vermeer. Ce dernier, veuf, la cinquantaine, est archéologue. Sa fille, Helen (jouée par Josine Van Dalsum) est une charmante hôtesse de l'air. Ils vivent ensemble dans un moulin près d'Amsterdam. Tous deux sont férus d'énigmes policières. Aussi, assistent-ils souvent aux enquêtes menées par le commissaire de police, Jan (interprété par Maxime Hamel), frère de Pierre, ce qui parfois les conduit à voyager dans le monde.

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Pierre Vaneck / Crédits photo : Télécip - TF1.

PRESENTATION DE LA SERIE L'HOMME D'AMSTERDAM

Une série policière et d'action ayant pour toile de fond Amsterdam ? Voilà qui n'était déjà plus vraiment une nouveauté lorsque débarque "L'Homme d'Amsterdam", en avril 1976, sur TF1. En effet, déjà le 14 juillet 1975, les téléspectateurs français avaient pu découvrir les aventures du commissaire Van der Valk. C'était pour la série éponyme produite par Thames Television et interprétée par Barry Foster.

Mais, au fond, la principale difficulté pour Pierre Vaneck, héros d'une nouvelle série après "Aux Frontières du Possible" diffusée entre 1971 et 1974, était de prendre la lourde succession de "Baretta" avec Robert Blake. Une série qu'avait programmée TF1 dans la même case horaire. C'était, en l'occurrence, le jeudi soir à 20h30.

Pierre Vaneck porte ici une barbe de baroudeur. Il campe avec son talent habituel cet aventurier d'un genre un peu particulier. Qui est donc Pierre Vermeer dans cette co-production franco-hollandaise ? Il n'est pas peintre, mais archéologue de formation. La cinquantaine athlétique, il est le père d'une charmante hôtesse de l'air. Avec celle-ci, il habite un moulin typique des alentours de la ville d'Amsterdam.

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Josine Van Dalsum et Pierre Vaneck / Crédits photo : Télécip - TF1.

Action, aventure et une pointe d'exotisme, tel était donc le menu proposé aux téléspectateurs au moment de la première diffusion de "L'Homme d'Amsterdam". Une série où, parfois, l'intrigue policière passait au second plan et servait de prétexte à une vaste opération de publicité touristique. Tant il est vrai que la série a pu bénéficier de l'appui de nombreuses compagnies aériennes pendant le tournage des 6 épisodes.

Observons maintenant que cela n'était pas une première. En effet, un autre homme célèbre du petit écran, Robert Conrad dans "L'Homme de Vienne", en 1972, avait, lui aussi, très largement profité du soutien actif de la compagnie américaine Pan Am.

Toutefois, et malheureusement, bien que les moyens déployés aient été à la hauteur, le principal défaut de "L'Homme d'Amsterdam" réside dans une réalisation manquant de souffle. Pourtant, la coproduction franco-hollandaise avait fait appel à Victor Vicas, qui connaissait bien Pierre Vaneck pour l'avoir déjà dirigé dans "Aux frontières du possible". Le réalisateur avait également signé les trois premières saisons des "Brigades du Tigre". Aussi, en matière de rythme et d'action, le réalisateur connaissait donc son affaire. Cela n'a pourtant pas suffi à faire de "L'Homme d'Amsterdam" une série durablement ancrée dans la mémoire des téléspectateurs français. Mais, rappelons qu'il était bien difficile de succéder à "Baretta". En effet, celui-ci avait bien plus impressionné le public français des années 70.

Il n'en demeure pas moins que "L'Homme d'Amsterdam" aura quand même su trouver une certaine audience, voire une renommée certaine, si l'on en juge par les messages laissés sur différents forums consacrés aux anciennes séries télévisées. Cependant, revoir cette ancienne série relève désormais de la mission impossible. Pas d'édition en DVD. Quant à l'INA, il ne l'a pas proposée sur sa plate-forme Madelen.

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Albert Médina / Crédits photo : Télécip - TF1.

LA DISTRIBUTION DE LA SERIE

Pierre Vaneck (Pierre Vermeer), Josine Van Dalsum (Helen Vermeer), Maxime Hamel (Jan Vermeer - voix française : Pierre Santini), Albert Medina (Beretti), François Maistre (Max), Jean-Claude Dauphin (Jimmy Goldano).

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Pierre Vaneck / Crédits photo : Télécip - TF1.

PIERRE VANECK EST L'HOMME D'AMSTERDAM

Fils d'un officier belge, il passe sa jeunesse à Anvers avant de poursuivre des études de médecine à Paris. Après quelque temps, il décide de s'inscrire aux cours d'art dramatique de René Simon, avant d'intégrer le Conservatoire, où il suit notamment l'enseignement d'Henri Rollan.

En attendant de décrocher ses premiers rôles, il arrondit ses fins de mois en fabriquant des courroies dans une usine et récite, le soir, des poèmes dans les cabarets. Puis, Vaneck fait ses premières armes sur les planches. C'est au théâtre Saint-Martin qu'il fait ses premières armes sur les planches, décrochant, en 1952, le rôle de Louis XIII dans une nouvelle adaptation des Trois Mousquetaires d'Alexandre Dumas père. Deux ans après, il joue pour la première fois au cinéma dans Marianne de ma jeunesse de Julien Duvivier. Ce film poétique remporte alors un énorme succès.

Cette première apparition au 7ème art fixe immédiatement son image de jeune premier romantique. Il va essayer, par la suite, de se débarrasser de celle-ci qui lui colle trop à la peau. Pour cela il enchaîne des participations avec Pierre Kast ("La morte saison des amours", en 1961, qu'il retrouvera également pour "Vacances portugaises" en 1963, et pour "Le soleil en face" en 1980) ou Carlos Vilardebo ("Les îles enchantées", 1966), qui remportent des succès d'estime. C'est aussi pour cette raison qu'il acceptera des rôles violents et exposés. Par exemple, celui dans "Pardonnez nos offenses" de Robert Hossein. Citons aussi "Celui qui doit mourir" de Jules Dassin, réalisé la même année (1956). Pour finir, on retiendra "Une balle dans le canon", de Michel Deville, sorti en 1958.

Malgré ses rôles dans des oeuvres connues et reconnues ("Les amours célèbres" de Michel Boisrond, "Paris brûle-t-il ?" de René Clément) et des collaborations avec des metteurs en scène célèbres, parmi lesquels Jean Becker pour Un nommé La Rocca,  il prend peu à peu ses distances à l'égard du cinéma. Aussi, "Vent d'est" (Robert Enrico, 1993), "Furia" (Alexandre Aja, 2000), "Là-bas, mon pays" (Alexandre Arcady, 2000), "La science des rêves" (Michel Gondry, 2006) et "Deux jours à tuer" (Jean Becker, 2008) sont-elles ses dernières apparitions sur le grand écran.

A la télévision, il participe à l'émission "La caméra explore le temps" sous la direction de Stellio Lorenzi en 1968. Puis, il apparaît dans Sarn, de Claude Santelli, en 1971. Hormis la série "Aux frontières du possible" diffusée entre 1971 et 1974, on a pu voir Pierre Vaneck dans "L'homme d'Amsterdam", en 1976, "Je tue il" de Pierre Boutron en 1980, "La fin du Marquisat d'Aurel" de Guy Lessertisseur (feuilleton 4 épisodes) en 1981, "Histoires extraordinaires" d'après Edgar Allan Poe en 1984 et "La Mafia" feuilleton italien de Sergio Silva en 1988.

Dans les années 90 et 2000, le grand public avait pu l'apprécier dans "Orages d'été, Avis de Tempête" de Jean Sagols, un feuilleton en 9 épisodes datant de 1992, "Les cœurs brûlés" réalisé par Jean Sagols en 1993, "Les grandes marées" toujours réalisé par Jean Sagols en 2001 et "Fabien Cosma" en 2002.

Pierre Vaneck nous a quittés le 31 janvier 2010.

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Josine Van Dalsum / Crédits photo : Télécip - TF1.

LE REALISATEUR : VICTOR VICAS

Disparu en mars 1985, Victor Vicas aura connu une carrière cosmopolite. En effet, originaire de Russie, il est né à Berlin en 1918. Puis, Vicas a fait ses études en France. Il débute alors comme assistant-cameraman au cinéma dans les années 1930. Au moment où la guerre éclate, il est fait prisonnier. Toutefois, il parvient à s'évader et rejoint les Etats-Unis en 1940. Après la Seconde Guerre mondiale, il travaille en Allemagne jusqu'en 1957, puis il tourne en France pour le cinéma "Je reviendrai à Kandara" avec Daniel Gélin et François Périer.

On lui doit notamment "Aux Frontières du Possible", série de 13 épisodes de 55 minutes diffusée en 1971 et 1973 sur la deuxième chaîne de l'ORTF, avec Pierre Vaneck et Elga Andersen. Une œuvre que certains considèrent, non sans raison même si cela peut être contestable, comme un lointain ancêtre français de "X-Files". On retiendra aussi "L'étrange Monsieur Duvallier" (6 épisodes de 55 minutes diffusés en 1979 sur TF1. Une série avec Louis Velle et Sabine Azéma).

Entre-temps, Victor Vicas avait déployé toute son énergie et tout son talent visuel, entre 1973 et 1983. C'était pour illustrer les 36 aventures du Commissaire Valentin et de toute son équipe dans "Les Brigades du Tigre".

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Maxime Hamel (doublé dans la série par Pierre Santini) / Crédits photo : Télécip - TF1.

FICHE TECHNIQUE DE LA SERIE

Directeurs de la production : Dirk Jan Braat, Guy Lacourt, Yves Garneau
Producteur délégué exécutif : Joop H. Visch
Supervision de la post-production : Otto Krosshof
Assistants de production : Mieke Sikkel, Wim Konning, Riam Chai, Wee Rapaut, Jeff Bettens
Administratrice de production : Michèle Cagnard
Secrétaire de production : Danièle Lutin
Scénario : Ron Wunderink, Claude Cyrille
Adaptation et dialogues : Claude Cyrille
Musique : Pieter Verlinden
Promotion internationale : Jacques Dercourt, Joop H. Visch
Scriptes : Ellen Breithor, Christiane Bertin
Directeurs de la photographie : Ton Buné, Pierre Petit, Georges Barsky
Opérateurs caméra : Ben Tennigio, Niek Van Den Berg, Alain Thiollet, Gérard Petit, Christian Lacoste
Prises de vue sous-marines : Jos Van Haarlem
Assistante du réalisateur : Li Erben
Cadreur : Jacques Mironneau
Maquillage : Jeff Simons, Chantal Cabour
Habilleuse : Fransje Bannenberg, Michèle Feilleux
Accessoires : Hans Oosterhuis, George Mutjaers, Pierre Barbet
Générique : Rob Lhemann
Régie : Jan Andre, Klaus Klinke, Jean-Marc Laroche, Charles Goudou, Nady Chauviret, Alain Paroutaud, Wim Bergers, Fimio Kawamura
Supervision du montage : Robert Klinkert, Geneviève Vaury
Assistantes au montage : Catherine Deiller, Annick Surinach
Ingénieurs du son : Ad Rost, Wim Pel, Max Olivier, Gaoussou Coulibaly
Assistant prise de son : Guy Maillet
Montage du son : Ad Roest
Chefs électriciens : Jan Blomsma, Paul Chapalain, Roger Guinet
Chefs machinistes : Martin Swinkels, Alfred Baudot
Mixage : Pierre Vuillemin
Production : TF1, Télécip, AVRO, Polyscope (1976)

 

CONSULTEZ LE GUIDE DES EPISODES DE L'HOMME D'AMSTERDAM

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